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Rêve : réveil ou révolution ? (3ème partie)

20 07 2007 par philippe

L’avenir de la francophonie est-il conditionné par les pensées des philosophes, politiciens et visionnaires de ces périodes ? Quel rêve pouvons-nous porter pour nos nations francophones ?
Si nous n’avons pas de rêve selon Dieu (réveils), verrons-nous encore des rêves sans Dieu (révolutions) ?

La république laïque, un idéal religieux

Après la révolution de 1848, la République triomphe. Elle devient un idéal quasi-religieux.
Auguste Comte croyait pouvoir forger une religion de l’humanité, véritable substitut de toute religion révélée. Ces républicains croyaient à la perfectibilité de l’homme, par l’école et la morale républicaine.
250px-julesferry.jpg Jules Ferry
On a voulu rassembler la population autour de la République. Comme le cultuel seul a cette capacité de mobiliser et de transcender une nation, on organise les grands rites religieux de la République. Ce n’est qu’en 1880, que le 14 Juillet est décrété comme fête nationale (pour faire oublier les horreurs de 1848 ?). Les effigies de Marianne prolifèrent.

Le 14 juillet 1880, on érige une multitude d’autels, dominés par le buste de Marianne, devant lesquels la population se recueille. Trois ans plus tard, « on veut créer une liturgie civique » pour reprendre l’expression d’usage. Alors, sur la place du Château d’Eau, devenue Place de la République, les lampions remplacent les cierges pour une cérémonie populaire. La « statuomanie » de la IIIe République est envahissante. Sur les 237 monuments glorifiant un personnage, 65% ont été édifiés entre 1880 et 1914. On assiste à une « panthéonisation » des grands hommes. Ainsi on reprend le culte des “héros révolutionnaires tombés pour l’exemple” que l’assassinat de Le Peletier et Marat avaient introduit.
 
« Organiser l’humanité sans Dieu » telle est la déclaration de mission des apôtres de la république laïque, Ferry, combes et Gambetta. Ceux-ci veulent séculariser, c’est à dire remplacer Dieu par autre chose, qui aurait trait à l’humain et à une dimension rationnelle. Leur revue portait le nom révélateur de « La foi laïque. »
L’instituteur est l’officiant du culte de la république et de la patrie. Formé dans les écoles normales et vêtu d’un uniforme encore plus strict que l’uniforme militaire, il semble toujours prêt à crier : « Vive la république ! »

Le XXe siècle a donné une grande impulsion à l’humanisme, d’abord par une laïcité agressive.
En France, la séparation de l’Église et de l’État est intervenue dans un contexte précis en 1905. La France était sous l’égide de la religion catholique romaine depuis des siècles. Cet absolutisme devait être corrigé et les réformés ont appuyé la notion de laïcité. Nous l’avons retrouvé avec la révolution tranquille au Québec dans les années 60.
Mais si la première forme d’intolérance dérive d’une perversion de la religion, la deuxième forme d’intolérance est une caricature de la laïcité. Il s’agit ici du laïcisme militant ou selon la terminologie de jurisprudence américaine de « l’humanisme laïque ».
Nos pays ont tellement été divisés sur la question religieuse, qu’aujourd’hui encore, certains vivent leur humanisme dans un esprit anticlérical et antireligieux. N’est-ce pas l’un des ex-ministres français qui, revenant d’une grave maladie, a déclaré : « Je suis miraculé, mais c’est un miracle de la République. » Même s’il était ministre des cultes, il ne fallait pas laisser croire qu’il puisse s’agir d’autre chose que d’un miracle de la République. Il s’agit d’une revanche sur le monde des curés et des religieux. Mais cette notion là est dépassée aujourd’hui…

Il y a la place pour un autre humanisme. Il s’agit de la place de choix que Dieu a donné à l’être humain.

francement-2.jpg Extrait de Francement, un livre à télécharger sur la boutique.
(à suivre…)


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Rêve : réveil ou révolution ? (2ème partie)

17 07 2007 par philippe


L’avenir de la francophonie est-il conditionné par les pensées des philosophes, politiciens et visionnaires de ces périodes ? Quel rêve pouvons-nous porter pour nos nations francophones ?
Si nous n’avons pas de rêve selon Dieu (réveils), verrons-nous encore des rêves sans Dieu (révolutions) ?

Une nouvelle religion : l’humanisme (2ème partie)

louis_michel_le_peletier_de_saint-fargeau_1760-1793_french_politician.jpg A la révolution, on s’est mis à parler de la vertu et non de la sanctification par la foi et la relation avec Dieu. Mais on a cru que la vertu était une possibilité pour l’homme. La franc-maçonnerie s’est aussi nourrie de cet idéal d’une religion sans Dieu, d’une fraternité sans Dieu. Cet idéal vise d’abord à changer l’homme. « Considérant à quel point l’espèce humaine est dégradée par le vice de notre ancien système social, je me suis convaincu de la nécessité d’opérer une entière régénération et …un nouveau peuple. »
Citation de Le Peletier pour son Plan de l’Éducation nationale. (Ce dernier inspirera plus tard Jules Ferry).

Le plan pour une nouvelle sorte d’humanité : La révolution de 1789 est vue comme l’Exode. Les révolutionnaires iront vers un pays promis : celui de l’homme comblé par le pouvoir et le savoir de l’homme. Les vertus sont écrites et célébrées, la déclaration des droits de l’homme va remplacer celle des dix commandements.
Le jour chômé appelé décadi est destiné à célébrer les nouvelles valeurs morales : genre humain, république, vérité, frugalité, enfance, vieillesse, malheur et bonheur, etc.
Une mythologie républicaine a été imaginée par Lakanal. Une religion est née, un peuple nouveau est né. L’homme est son dieu. L’humanisme croit que l’homme peut régénérer et créer un peuple nouveau.
La France a été pétrie de ces notions et de cet idéal humaniste. Elle a ensuite diffusé cette vision du monde par son influence dans les nations.

Fouché va déclencher ce qui a été appelée « l’onde déchristianisatrice ». Il fait d’abord interdire les cultes publics, puis fait détruire les signes religieux, fait « abdiquer les prêtres » et célébrer Brutus dans les Églises. Au cri de « Frappez les curés et leurs idoles », une vague d’anticléricalisme violent déferle. Le 20 brumaire an II, la Commune de Paris fait célébrer une fête de la liberté à Notre-Dame et transforme la cathédrale en temple de la Raison.

Et pourtant, Robespierre veut plus que jamais maintenir la dictature de la vertu. Il organise en grande pompe la fête en l’honneur de l’Être suprême… Il dénonce même ceux qui veulent imposer « un fanatisme nouveau». Il essaie de défendre la liberté des cultes. La déchristianisation a mis en péril l’unité du peuple français. On se souviendra du besoin religieux…
Car les fruits d’un pouvoir de l’homme par l’homme et pour l’homme sont souvent la terreur, la dictature et la corruption. L’histoire confirme ce que l’Ecriture nous enseigne.

Jé.17.5 : maudit soit l’homme qui compte sur les hommes et qui fait des moyens humains la source de sa force mais qui détourne son cœur du Seigneur. Il est comme un buisson dans le désert, et il ne verra pas arriver le bonheur.

francement-2.jpg Extrait de “Francement, un jour nouveau sur le pays”  livre à télécharger sur la boutique
(A suivre…)


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Rêve : réveil ou révolution ?

14 07 2007 par philippe

prise.jpg On dit de la Révolution française qu’elle représente le socle de notre histoire contemporaine et qu’elle a influencé toutes les nations, en particulier les nations francophones.
L’avenir de la francophonie est-il conditionné par les pensées des philosophes, politiciens et visionnaires de ces périodes ? Quel rêve pouvons-nous porter pour nos nations francophones ?
Si nous n’avons pas de rêve selon Dieu (réveils), verrons-nous encore des rêves sans Dieu (révolutions) ?

La prise de la bastille : libération ou déception ? (1ère partie)

Le climat spirituel dans cette période : L’historien Pierre Miquel écrit à propos du climat spirituel du siècle “des lumières”. « Des évêques, et surtout beaucoup de prêtres, s’inscrivaient dans les loges maçonniques, où l’on adorait le “dieu horloger” de Voltaire.
“Il serait convenable que l’archevêque de Paris crût en Dieu”, lançait un jour Louis XVI excédé. La piété profonde des masses tournait à la superstition, aux pratiques magiques. Les illuminés faisaient fureur dans la haute société. Les mages, guérisseurs et aventuriers de tout poil faisaient fortune. Il y avait à Paris une curieuse résurgence des cultes orientaux. La crise de foi rendait insupportables les privilèges de l’Église. »
Dans ce contexte de désert spirituel, la révolution semblait la réponse d’un peuple désespéré qui ne voulait pas en rester là. Les intentions étaient louables et compréhensibles. La réalisation s’est trouvée être un cauchemar. Mais quand les humains rêvent d’un changement, le rêve peut devenir révolution ou réveil.
En Angleterre, Wesley a été utilisé par Dieu pour conduire les changements nécessaires pour un peuple en souffrance au travers d’un réveil. En France, ce fut la révolution.

Au matin du 14 juillet,
des artisans et commerçants se rendent à l’hôtel des Invalides en quête d’armes. Ils emportent 28.000 fusils et 20 bouches à feu. Mais il manque encore de la poudre…
Des émeutiers rugissent alors : «A la Bastille !» où la rumeur prétend que de la poudre y aurait été entreposée. La garnison se compose de 82 vétérans, dits invalides, et d’un détachement de 32 gardes suisses. Face à elle, les émeutiers ne font pas le poids. Ils sont un millier seulement, sans commandement et sans armes lourdes. La foule veut prendre cette forteresse lugubre, symbole, à ses yeux, des tyrannies.
Il est 4 heures du soir. De Launay ordonne soudain le feu à outrance puis tente de faire sauter les magasins de poudre. Mais ses invalides lui imposent de brandir un mouchoir pour parlementer. Le feu cesse. Les ponts-levis sont abaissés et la foule se rue dans la forteresse.
Les gardes suisses ont retourné leurs uniformes. Ils sont pris pour des prisonniers et épargnés. Mais la foule lynche les malheureux invalides

Une libération décevante : On libère les détenus. Mais une certaine déception prend place, car il ne s’agit que de sept personnages de minable envergure (escrocs, faussaires, délinquant sexuel,…).
Les émeutiers sont surpris de découvrir des chambres spacieuses et d’un grand confort, à l’opposé des cellules de torture que décrivaient complaisamment dans leurs brochures les intellectuels poudrés qui avaient eu, comme Voltaire ou le marquis de Sade, l’occasion de séjourner à la Bastille.

Un rituel macabre prend place : Le marquis de Launay est traîné dans les rues de la capitale avant d’être décapité par un boucher. Sa tête est fichée sur une pique et promenée en triomphe à travers le faubourg ainsi que les têtes des autres défenseurs de la Bastille. Ce rituel macabre, inédit dans l’Histoire du pays, illustre le basculement de la Révolution dans la violence.
Le rêve de libération prend des allures de cauchemar dans les jours qui suivent.

(A suivre…)
Sources : Francement un jour nouveau sur le pays (livre à télécharger à partir de la boutique)francement-2.jpg
               http://www.herodote.net/dossiers/


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Ce que les dirigeants politiques seraient en droit d’attendre des citoyens chrétiens. (5ème partie : des actions citoyennes)

15 05 2007 par philippe

bono_brown300.jpgPenser globalement, agir localement : Autant il est utile de voir les grandes orientations mondiales ou nationales, autant cela nous engage à des actions locales. En tant que pasteur, j’ai souvent utilisé l’expression : penser mondialement, agir localement.

Il serait vain d’attendre de nos dirigeants qu’ils fassent des choses à l’échelle nationale que nous ne sommes pas prêts à faire, à notre échelle, sur le plan local et personnel.
Tommy Barnett dit : « Chacun ne peut pas changer le monde, mais chacun peut influencer son monde ». Quelle injustice vous insupporte ? Quelle est la cause qui vous embrase ? Pour quel type de personnes êtes-vous le plus remué ?

Voulons-nous plus de solidarité dans le pays ? Sommes-nous impliqués dans une action de solidarité dans notre quartier, dans notre paroisse, dans notre village ?
Nous voulons plus de développement économique. Oui, que faisons-nous sur place pour créer de l’emploi ? Paul disait : Il faut aussi que les nôtres apprennent à pratiquer de bonnes œuvres.
Nous voulons plus de soin pour les personnes handicapées, pour les enfants, pour les personnes âgées ? Que faisons-nous ? Nous réclamons avec raison, la baisse de la dette ou une plus grande conscience de l’environnement ? Comment gérons-nous nos budgets personnels ou ceux de nos entreprises ? Quel est notre comportement écologique, au quotidien ?

Tit.3.14 Ainsi, ils pourront répondre aux besoins urgents et ils serviront à quelque chose (PDV) Quelle que soit la cause que nous pointons du doigt avec passion, elle nous engage à agir au quotidien et dans notre environnement proche.

Bono, chanteur de U2 écrit : On se souviendra de cette génération pour trois choses : la guerre contre le terrorisme, Internet et comment nous avons laissé un continent entier s’envoler en flammes alors que nous étions debout, regardant le feu qui dévorait ou un y jetant quelques verres d’eau. Je suis convaincu que la culture et le message chrétien dans son entier sont en jeu. Si l’église ne répond pas aux besoins de ce monde, elle devient inutile, risible, dérisoire.

warrenrick.jpgRick Warren, le pasteur ayant écrit le livre le plus lu dans notre génération, (« une vie une passion une destinée », plus de 60millions d’exemplaires) a décidé de concentrer son ministère sur les cinq problèmes majeurs du monde contemporain.

  1. Le vide spirituel : les gens ne savent pas qu’ils ont été faits à l’image de Dieu et qu’ils ont été rachetés pour avoir une relation avec Lui.
  2. Leadership égocentrique : Le monde est rempli de « petits Saddam ». Nous avons besoin de leaders qui se donnent aux autres
  3. La pauvreté : 60% des gens vivent avec moins de 60 euro par mois
  4. Les maladies : Au 21ème siècle, des maladies tuent des gens par milliers alors qu’ils pourraient être soignés à peu de frais. Nous devons en finir avec cela !
  5. Analphabétisme, illettrisme : comment les gens peuvent-ils recevoir l’Evangile, et la certitude de leur dignité sans pouvoir lire, écrire, s’instruire ?

Je suis toujours émerveillé par les personnes qui identifient les grandes causes mondiales de misère. Mais ce que j’ai vu chez ces deux personnes citées ci-dessus, c’est une implication personnelle dans les causes qui leur tenaient à cœur. Ne soyons pas des experts en critiques et analyses théoriques, devenons des soutiens actifs de nos cités et de notre nation.

Voilà ce que nos dirigeants seraient en droit d’attendre des citoyens chrétiens. Tit.3.14 Ainsi, ils pourront répondre aux besoins urgents et ils serviront à quelque chose (PDV)
(Extrait de présidentielles sur quels critères choisir).
En promotion dès le 17 mai jusqu’au 17 juin!    couv31.jpg


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Ce que les dirigeants politiques seraient en droit d’attendre des citoyens chrétiens. (4ème partie : une influence positive)

12 05 2007 par philippe

Rappel : Le candidat de votre choix a été élu ? Félicitations. Mais cela vous engage à ne pas rester spectateur, dans un rôle d’admirateur qui pourrait rapidement devenir un critique facile.
Le candidat que vous souteniez n’est pas élu ? Je peux comprendre votre déception. Mais cela ne vous soustrait pas aux devoirs citoyens que nous enseignent les Ecritures.

Notre rôle citoyen ne consiste pas à attendre les élections présidentielles, comme les sportifs de salon attendent la coupe du monde de football. Le cynisme est l’arme des impuissants aigris. La passivité amère ou la résignation n’ont jamais fait avancer les choses. En tant que citoyens, et en tant que citoyens chrétiens, nous sommes invités à dépasser ces mauvaises attitudes et à nous impliquer dans la recherche du bien pour la société dans laquelle nous sommes.

L’influence prophétique

Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » Matthieu 5:13-16 Quand les croyants cessent de jouer leur rôle prophétique dans la vie publique d’une nation, ils perdent leur saveur et on se demande à quoi ils servent, pourquoi ils sont là. C’est le moment d’entrer de nouveau dans la vie publique. La place de l’Église n’est pas de rester au coin religieux !Le pouvoir politique et l’implication dans la cité.Voici un texte symbolisant le rôle prophétique de l’Eglise auprès des dirigeants politiques.

img212013146.jpgLa Bible raconte qu’un roi d’Israël avait un problème pour lequel il appelle le prophète Elisée. « Élisée lui dit : Prends un arc et des flèches. Et il prit un arc et des flèches. Puis Élisée dit au roi d’Israël : Bande l’arc avec ta main. Et quand il l’eut bandé de sa main, Élisée mit ses mains sur les mains du roi, et il dit : Ouvre la fenêtre à l’orient. Et il l’ouvrit. Élisée dit : Tire. Et il tira. Élisée dit : C’est une flèche de délivrance de la part de l’Éternel » (2 Rois 13:15-17). Je crois que le conseil prophétique peut se trouver dans la main des conseillers des dirigeants. Ici, c’est le roi qui tient l’arc: cela symbolise le pouvoir qui regarde vers l’avenir de la nation. Le roi tire une flèche de délivrance. Le prophète ne tient pas l’arc du pouvoir, mais il pose ses mains sur celles du roi. C’est lui qui oriente le tir de l’arc. C’est pour moi le symbole de l’influence prophétique dans le conseil du gouvernement. Des théologiens ont repris cette pensée en l’étayant par les exemples bibliques de souverains repris par les prophètes ou même châtiés par Dieu. Nous vivons dans une tension de respect quasi « sacerdotal » des dirigeants et en même temps d’une critique prophétique.

« L’Eglise ne doit pas se substituer au rôle de l’Etat, ni régenter l’organisation de la vie civile. Mais elle a obligation de parler pour que les responsables du pouvoir politique puissent choisir ». Christine Boutin.

Effectivement, des conseillers, des penseurs, des personnes sages et compétentes peuvent se tenir près des dirigeants. Nous avons besoin que certains soient près des dirigeants pour tenir leurs mains posées sur l’arc du pouvoir. Certains jeunes chrétiens sont à l’ENA ou dans d’autres grandes écoles aujourd’hui, et je m’en réjouis. Je sais qu’ils ont besoin de la sagesse qui a été donnée à Salomon et pas seulement de l’instruction de technocrates. Mais il est bon que certains soient placés en position stratégique.

« l’Eglise ne sort point de sa mission quand elle prend la parole dans le champ politique : il y va de l’homme et de l’humanité ». Commission sociale des Evêques de France. Le monde, 24 Mars 1999.

Le défi Michée est un mouvement mondial rappelant aux dirigeants de ce monde les engagements pris en l’an 2000. A l’image du prophète Michée, ce mouvement veut rappeler les priorités de justice et appuyer les orientations de lutte contre la pauvreté, les maladies, l’analphabétisme, la dette des pays du Sud etc.

En l’an 2000, les chefs d’Etat de 191 pays se sont engagés sur 8 objectifs pour le développement et la réduction globale de la pauvreté, de moitié, d’ici 2015.

Il s’agit d’une campagne mondiale pour mobiliser les chrétiens contre la misère, pour plus de justice et une autre qualité de vie. Cette grande campagne mondiale doit nous engager à des actions locales et quotidiennes. C’est aussi ce qu’enseignent et proposent les leaders du mouvement.

« Si vous prêchez l’Evangile dans tous les aspects à l’exception des questions spécifiques de votre temps, vous ne prêchez pas tout l’Evangile » Martin Luther.

Rejoignons des organismes fédérateurs pouvant représenter une voix prophétique et sérieuse auprès des dirigeants

Par exemple : Comité protestant pour la dignité humaine CPDH www.cpdh.info

Ou Défi Michée www.defimichee.fr
Extrait de “Présidentielles sur quels critères choisir?” (A suivre…)


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