Nos dirigeants politiques ont-ils le droit à l’erreur ?
9 02 2009 par philippe
Le président Obama vient d’être désavoué dans le choix de certains collaborateurs. Ceux-ci ont du renoncer à leur mandat au sein du gouvernement, pour cause de fraude fiscale. Le président ne cache pas son erreur. Il l’avoue et l’assume.
« J’ai foiré. J’en prends la responsabilité et nous allons faire en sorte de régler le problème pour être sûrs que cela ne se reproduira pas. » Il a reconnu qu’il ne peut y avoir « deux poids et deux mesures, pour les puissants d’un côté, et de l’autre, pour les gens ordinaires qui travaillent tous les jours et qui payent leurs impôts ».
S’agit-il d’une démonstration d’incompétence ou d’une preuve d’intégrité ?
En ce qui me concerne, je fais le choix de croire à une manifestation d’intégrité. On tend à nous dire que la vie personnelle et la vie publique ne doivent pas être mêlées. Au contraire, l’Ecriture nous montre que la vie personnelle d’un dirigeant est le premier critère pour le choisir. I Tim.3 et Ti.1. La réaction du président Obama va dans ce sens.
Ce dirigeant n’a pas à être sans défaut, mais doit porter une marque d’intégrité. Quelqu’un peut faire des erreurs, mais celui qui les reconnaît obtient le pardon et grandit en apprenant de ses erreurs. Celui qui les cache et les justifie n’est pas crédible.
Cf. « Présidentielles, sur quels critères choisir » à télécharger sur la boutique
Une année de crise… pour quel but ?
16 01 2009 par philippe
Je suis parfois étonné de la superficialité avec laquelle nous traitons les problèmes du monde.
« La crise n’existe pas »
J’étais dans une église, il y a quelques semaines, lorsque le prédicateur déclara : « la crise n’existe pas. C’est l’invention d’un journaliste qui a voulu faire paniquer tout le monde ». Et des chœurs de « Amen » retentissants ont accueilli cette déclaration. Déni.
Le lendemain, un homme aux élans « prophétiques » a envoyé à des milliers de chrétiens sa révélation au sujet de la crise. Profitant d’un moment de faiblesse dans les vies, il veut faire passer son interprétation eschatologique, remplie de menaces pour la terre. Entre autres, il prédit une chute du dollar à 10% de sa valeur actuelle pour l’été prochain. Catastrophisme.
Je ne crois pas à ces prédictions et je suis prêt à m’en repentir si je me suis trompé. Mais donnons-nous rendez-vous à l’été qui vient. Je voudrais bien aussi savoir si cette prédiction ne se réalise pas, si ce « prophète » va aussi écrire à tout son carnet d’adresses et se repentir. Mais je crains bien que nous ne le lui demandions même pas… car d’ici là, nous aurons d’autres prédictions plus catastrophiques les unes que les autres.
Quand arrêterons-nous de jouer aux faiseurs de panique, au lieu de procurer la paix au sein des crises de la vie et des crises du monde?
Je ne dis pas que la paix soit l’absence de crise, mais c’est donner les moyens, le courage, la confiance, la solidarité nécessaires pour traverser ces périodes sombres, mais indispensables à l’évolution des choses.
Nous ne pouvions plus rester dans l’état actuel d’un monde injuste, fondé sur des fonctionnements économiques qui ont été utiles dans une période, mais qui sont périmés. La crise actuelle va nous aider à trouver de nouveaux repères de fonctionnement.
Toute crise n’est pas un malheur, mais un passage vers un nouveau mode de vie.
Toute crise, si elle est vécue avec intelligence peut aider une personne à devenir meilleure, en reconnaissant ses dysfonctionnements et en faisant les ajustements nécessaires. C’est ce que j’ai connu dans ma vie à quelques reprises. Pas vous ?
Et bien je crois qu’il en est ainsi de la crise actuelle. Elle est une opportunité pour des changements nécessaires à une autre approche de la vie. Elle sera la source d’une réforme économique et le tremplin possible vers un monde plus solidaire.
Non, je ne veux pas être idéaliste, mais tout comme l’individu a besoin de crises pour changer ses points de vue et ses comportements, une nation a besoin de crises pour accepter de changer. Ainsi, comme l’ont dit plusieurs dirigeants politiques de droite, comme de gauche, c’est un monde nouveau qui pourrait sortir de cette crise.
Des gens de bonne volonté engagent leur vie à améliorer les choses dans ce monde. Médecins, politiques, économistes, artistes, journalistes, enseignants et ecclésiastiques… Pourquoi ne pas contribuer à la paix, à la confiance, à la recherche de solutions, à l’appui des dirigeants des nations qui recherchent à faire bouger les choses…
Il est écrit de la femme vertueuse: « Elle se rit de l’avenir » Pro.31.25. Alors sans déni ni panique, démontrons notre foi en étant de ceux qui procurent la paix dans les circonstances défavorables.
Au travers de la crise : bonne année 2009 !
Noël, no hell
15 12 2008 par philippeCertains célèbrent Noël; d’autres supplient pour « No Hell ».
Des enfants dans leurs familles vont célébrer la plus belle fête, rappelant que le ciel s’est ouvert pour que Dieu vienne vivre sur terre. D’autres vont continuer à souffrir les prémices d’une vie loin de Dieu, dans des souffrances pénibles. Des coeurs déchirés supplient « No more Hell » (plus d’enfer) dans ma vie. Ce beau chant exprime ces deux réalités de la gloire et du rejet, du ciel déversé et de l’enfer déchaîné que nous avons mentionné dès le début de la naissance du Christ. Et si nous pouvions, lors de ces fêtes, célébrer la vie de Noël et aider quelqu’un à ne plus vivre l’enfer. No Hell.
Le rendez vous de la francophonie à Québec
6 10 2008 par philippe
On considère que c’est le 20 mars 1970 que la francophonie a été créée, sur le plan structurel suite à une rencontre de dirigeants politiques à Niamey (Niger). Il s’agissait de rétablir des liens de solidarité et de réciprocité sur une autre base que celle de la colonisation.
En 1986, a eu lieu, à Paris, le premier sommet des chefs d’Etat de la francophonie. Depuis, ces sommets ont lieu tous les deux ans. Les sommets de Québec (1987), Dakar (1989), Paris (1991) et de Maurice (1993) ont ouvert la route à une intensification dans les échanges et la collaboration.
Puis les sommets de Cotonou (95), Hanoï (97), Moncton (99), Beyrouth (2002), Ouagadougou (04) et Bucarest (06) ont apporté une continuité et une structure au projet.
En 1984, le Haut Conseil à la Francophonie (HCF) a été créé afin de promouvoir la Francophonie dans le monde. Et il a contribué à la préparation des sommets de la francophonie.
Au sommet d’Hanoï, en 1997, l’OIF (Organisation Internationale de Francophonie) a rassemblé les diverses structures des organisations francophones. Il s’agit d’une institution politique internationale à part entière, avec la création de la fonction de Secrétaire général.
Les 4 missions de l’OIF
1- La première est la diversité culturelle et la langue française.
2- La deuxième mission est la paix, la démocratie et les droits de l’Homme ;
3- La troisième est l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur, la recherche
4- La quatrième mission concerne la coopération pour un développement durable et la solidarité.
« Toutes ces missions seront menées de la même manière. Pendant mon prochain mandat, je ne ferai l’impasse sur aucune de ces missions et c’est cela qui fera la force de la Francophonie. Mais la Francophonie a besoin aussi de se reposer sur tous ses opérateurs et tous ses acteurs. Quand je dis les opérateurs, ils sont connus mais tous ses acteurs c’est aussi la société civile, c’est aussi vous. Vous faites partie de la société civile » dit le Secrétaire général
Ces acteurs qui font vivre la francophonie sont les journalistes, mais aussi les artistes, les étudiants, les créateurs d’entreprises, les enseignants, mais encore les pasteurs, les croyants de toutes les nations de la francophonie. C’est vous, qui lisez ces lignes.
Alors que le prochain sommet des chefs d’Etat aura lieu ces prochains jours à Québec (17 au 19 Octobre), pouvons-nous prier pour les orientations de nos nations?
En attendant de pouvoir participer à ces sommets comme des représentants d’une force si réelle en francophonie, l’Eglise de Jésus Christ…
Le site du sommet de Québec…
http://www.francophoniequebec2008.qc.ca/fr/video.php

