Francophonie, 40 ans : miracle ou mirage ?
17 03 2010 par philippe
20 mars 2010
La francophonie célèbre ses 40 ans. Cette communauté a vu le jour à Niamey, le 20 mars 1970. Sur le site de COEF5, vous pouvez entendre la présentation de cette fête par le secrétaire général Abdou Diouf. www.Coef5.org.
Alors que le Sommet de la francophonie aura lieu à Montreux en Suisse, en Octobre prochain, nous regardons le visage de ces nations francophones, sans euphorie.
L’enjeu de la francophonie est-il réel ?
La francophonie est un fait géopolitique de notre temps. Que nous soyons favorables ou pas ne change rien à cette réalité. La question qui nous concerne est bien davantage de savoir comment nous pourrions servir au mieux les intérêts des peuples de cet Espace linguistique.
Il est vrai que face à l’ONU ou au G20, la francophonie actuelle fait pâle figure en termes d’influence et de potentiel pour l’avenir du monde.
Les pays qui la composent ne sont pas parmi les plus puissants au monde et dans le concert des nations, ce ne sont pas les plus entendus.
Et pourtant ignorer cette réalité et ne rien faire pour améliorer les choses serait irresponsable. Le monde est en mouvement perpétuel.
Besoin d’agents de transformation
En dépit des progrès technologiques, sociaux, scientifiques et du foisonnement spirituel, la planète reste dans un état de confusion. Elle prend des allures de « l’informe et vide ». Le monde a besoin d’agents de transformation intègres et compétents. Des leaders en processus de transformation et source de transformation. Il en est ainsi en Francophonie. Leur crédibilité réside dans l’authenticité d’une vie capable de se projeter vers un avenir meilleur. Alors que je me plaignais des dysfonctionnements des nations francophones, auprès de Stelio Farandjis (secrétaire Général du Haut Conseil à la francophonie), il me cita Alain : « Le pessimisme est d’humeur et l’optimisme de volonté ».
Le travail des leaders est de dissiper constamment la confusion ambiante pour voir et faire voir la lumière libératrice.
Scandales, coups d’Etat, non respect des libertés et désillusions sont légions
L’état de confusion de nos nations pourrait nous affecter. Soit de façon négative et démissionnaire, soit de façon positive et missionnaire.
Si nous ne mobilisons pas de façon concertée les forces vives de la foi, nous n’aurons aucune raison de pleurnicher sur le fait que les dirigeants politiques, économiques et culturels ont bâti une communauté sans tenir compte du potentiel que représente l’Évangile dans les nations francophones.
Alors bonne fête de la francophonie dans nos églises, nos villes, nos villages à travers tous les pays de cet espace planétaire. Que la lumière soit et que la fête commence.
