Nos dirigeants politiques ont-ils le droit à l’erreur ?
par philippe
Le président Obama vient d’être désavoué dans le choix de certains collaborateurs. Ceux-ci ont du renoncer à leur mandat au sein du gouvernement, pour cause de fraude fiscale. Le président ne cache pas son erreur. Il l’avoue et l’assume.
« J’ai foiré. J’en prends la responsabilité et nous allons faire en sorte de régler le problème pour être sûrs que cela ne se reproduira pas. » Il a reconnu qu’il ne peut y avoir « deux poids et deux mesures, pour les puissants d’un côté, et de l’autre, pour les gens ordinaires qui travaillent tous les jours et qui payent leurs impôts ».
S’agit-il d’une démonstration d’incompétence ou d’une preuve d’intégrité ?
En ce qui me concerne, je fais le choix de croire à une manifestation d’intégrité. On tend à nous dire que la vie personnelle et la vie publique ne doivent pas être mêlées. Au contraire, l’Ecriture nous montre que la vie personnelle d’un dirigeant est le premier critère pour le choisir. I Tim.3 et Ti.1. La réaction du président Obama va dans ce sens.
Ce dirigeant n’a pas à être sans défaut, mais doit porter une marque d’intégrité. Quelqu’un peut faire des erreurs, mais celui qui les reconnaît obtient le pardon et grandit en apprenant de ses erreurs. Celui qui les cache et les justifie n’est pas crédible.
Cf. « Présidentielles, sur quels critères choisir » à télécharger sur la boutique

février 10th, 2009 à 11:36
Je suis tout à fait d’accord avec la réaction du président américain,c’est vraiment faire preuve d’intégrité dans la mésure où la plupart des dirigeants essaient de se couvrir au lieu d’avouer leurs torts. Je pense que la force du dirigeant réside dans l’acceptation de ses faiblesses plutôt que de vanter ses points forts.
Je pense au roi Saul qui s’est vu déstitué par ses erreurs au lieu de les reconnaitre et de se détourner afin de trouver faveur à Celui qui l’avait mandaté.
février 10th, 2009 à 14:55
merci pour ce beau commentaire Aline. Je crois aussi que nous devons voir des leaders sains, si nous voulons des églises saines et des nations saines.
Amtiiés
février 10th, 2009 à 19:16
Le geste de M Obama est tout à son honneur …Si toutefois, il ne le répète pas ¨trop souvent¨. Il faut prendre en considération qu’il est à la tête de la puissance (peut-être en déclin) mondiale.
Nul n’est censé ignorer la loi… Malheureusement, nous sommes tous, incluant principalement le président des États-unis d’Amérique, soumis à cette règle et ce, malgré nos intentions et motifs qui peuvent s’avérer fort louables. J’estime ainsi qu’il devra tirer une très sérieuse leçon de cet incident et qu’il s’assurera à l’avenir de vérifier lui-même la source des paroles et des actions qu’il entreprend à titre de Président.
Évidemment j’exagère mais imaginons : Si, par manque de connaissance des faits et ce, même s’il n’en est pas directement responsable, quelqu’un lui suggère de peser sur le bouton qui déclenche une guerre atomique… Ses excuses et aveux, si sincères soient-ils, serviraient-ils à quelque chose…
En conclusion, le poste qu’il occupe lui enlève le droit à l’erreur. S’il devait s’excuser ne serait-ce que quelques fois dans l’année, ça donnerait vraiment l’impression qu’il n’a absolument pas les compétences pour ce poste. On l’a accueilli un peu (et j’ai entendu de ses concitoyens le dire) comme un Messie… Un messie ne peut se tromper. Si le nôtre n’inspirait et n’était pas digne de confiance, il y a fort longtemps que l’Église serait morte et enterrée… Je vois mal Jésus réviser son plan de salut…
Même si nos dirigeants ont droit à l’erreur, ils n’ont malheureusement pas la liberté d’en user…