Halloween, Toussaint, Fête de la Réforme : comment aborder cette période?
par philippe

Halloween est la fête des morts, des esprits et des sorcières. Les catholiques célèbrent la Toussaint. Avons-nous oublié la fête de la Réforme ou pouvons nous trouver une façon pro-active de vivre cette période ?
Aux origines.
Trois cents ans avant Jésus-Christ, une société secrète de prêtres tenait sous son emprise le monde celte. Chaque année le 31 octobre, ceux-ci célébraient en l’honneur de leur divinité païenne Samhain, un festival de la Mort. Des prêtres, se déplaçant de maison en maison, réclamaient des offrandes pour leur dieu et exigeaient parfois des sacrifices humains. En cas de refus, ils proféraient des malédictions de mort sur cette maison, d’où le « trick or treat » (malédiction ou cadeau). Pour être plus clair : une offrande, sinon la malédiction.
Pour éclairer leur chemin, ces prêtres portaient des navets évidés et découpés en forme de visage, où brûlait une bougie faite avec de la graisse humaine des sacrifices précédents. Ces navets représentaient l’esprit qui allait rendre leurs malédictions efficaces.
La Toussaint des catholiques romains, était célébrée à l’origine en mai et non le 1er novembre. En 308, l’empereur Constantin apaisa la population des territoires païens, nouvellement conquis, en leur accordant le droit de conserver leur ancien rite du Jour de Samhain, parallèlement à la dernière fête fixée, la Toussaint.
Un moment qu’attendent les gens de l’occultisme
Pour les druides, le 31 octobre était la nuit où Samhain revenait avec les esprits des morts. Ces derniers devaient être apaisés. C’est pourquoi il fallait traiter avec eux sinon les survivants seraient trompés ou menacés. D’immenses feux étaient allumés sur les sommets des collines pour effrayer les mauvais esprits et apaiser les puissances surnaturelles qui contrôlaient les processus de la nature.
Le « World Book Encyclopedia » affirme que c’est le commencement de tout ce qui est « froid, noir et mort ».
De nos jours encore, les satanistes pratiquent des sacrifices humains, cette nuit-là, dans certains pays. Pour les personnes ayant des pouvoirs parapsychologiques, les voyants et devins, c’est la période la plus occupée de l’année. Les éditeurs de livres sur des sujets classés entre astrologie et sorcellerie indiquent une forte augmentation des ventes.
Les traditions d’Halloween :
Les pratiques traditionnelles, associées avec Halloween, sont facilement identifiables à l’occultisme. Le « Jack o’lantern » est tiré d’un conte dans lequel un homme célèbre, nommé Jack, fut chassé à la fois du ciel et de l’enfer.
Contraint d’errer sur la Terre comme un esprit, Jack mis un charbon ardent dans une rave évidée pour éclairer son chemin dans la nuit. Ce précurseur (qui devint une courge) symbolisait une âme damnée. Les couleurs orange et noir peuvent aussi être reliées à l’occulte. Elles étaient en rapport avec les messes commémoratives pour les morts, qui avaient lieu en novembre. Les bougies en cire d’abeille, habituellement de couleur écrue, étaient oranges lors de la cérémonie et les cercueils du cérémonial étaient couverts de draps noirs.
- Les costumes d’Halloween sont issus de l’idée des druides celtiques qui prétendent que les participants au cérémonial devaient porter des têtes d’animaux et leurs peaux, afin d’acquérir la force de la bête qu’ils représentaient.
- «Trick or treat» est tiré de la tradition irlandaise, selon laquelle un homme conduisait une procession pour prélever des contributions chez les fermiers, de peur que leurs récoltes ne soient endommagées par les démons.
- «Dunking for apples» venait d’une ancienne pratique pour connaître l’avenir. Le participant, qui réussissait à attraper entre ses dents une pomme se trouvant dans un tonneau plein d’eau, pouvait espérer une romance, couronnée de succès, avec l’être aimé de son choix.
- Des chats représentaient des humains incarnés, des esprits malveillants ou des «amis intimes» des sorcières.
- Les masques ont, traditionnellement, été des moyens animistes pour se protéger d’une manière superstitieuse des esprits mauvais ou pour que celui qui le porte puisse changer de personnalité, afin de communiquer avec le monde des esprits.
Quand nous voyons des enfants faire du « trick or treat » et réclamer des bonbons de maison en maison, cela paraît inoffensif et amusant, mais n’êtes-vous pas en train de les associer, sans en être conscients, à un bien sombre rituel ?
Halloween a d’autres aspects négatifs, à côté de son arrière-plan païen, enraciné dans la sorcellerie, et son accent mis sur le diable et l’obscurité.
Son symbolisme inclut des démons, des fantômes, des sorcières, la mort, l’obscurité, des squelettes, la crainte et la terreur.
Que faire, face à cela ? « Mieux vaut allumer une lumière que maudire les ténèbres »
Alors, que nous ne voulons pas ignorer les œuvres des ténèbres, nous ne pouvons nous contenter de murmurer, d’agir en victimes plaignantes.
Dans plusieurs églises, nous avons vu des jeunes gens organiser des soirées de fête à la gloire de Dieu, en invitant les enfants.
A Nice, une de nos amies organise une telle célébration et nous croyons que c’est une bonne manière d’offrir une alternative
L’église où nous sommes présentement à Longueuil Québec, organise une grande fête de la famille. C’est une immense kermesse, où l’on se donne les moyens de célébrer la vie.
Combien se souviennent que le 31 Octobre est la fête de la Réforme ?
Le 31 octobre 1517 : Martin Luther affiche ses thèses à la porte de l’église du Palais de Wittenberg, c’est le début de la Réforme.
Si nous utilisions le 31 octobre comme un anniversaire pour remercier Dieu pour Sa parole et une occasion de se positionner comme réformateurs d’un monde qui a encore besoin de changements, de renouveau, de renaissance.
