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Rêve : réveil ou révolution ? (4ème partie)

23 07 2007 par philippe

carte-francophonie-2006.jpg L’avenir de la francophonie est-il conditionné par les pensées des philosophes, politiciens et visionnaires de ces périodes ? Quel rêve pouvons-nous porter pour nos nations francophones ?
Si nous n’avons pas de rêve selon Dieu (réveils), verrons-nous encore des rêves sans Dieu (révolutions) ?

Mon rêve : un humanisme à la gloire de Dieu en francophonie. (4ème partie)

Jusqu’ici, quand j’ai parlé d’humanisme, j’ai souligné cet idéalisme quasi-religieux pour bâtir une société sans Dieu. Mais il y a eu d’autres approches…

Les premiers humanistes ont été des réformateurs des valeurs dans leur époque.
Au moment de la Renaissance et de la réforme Esrasme ou Lefèvre d’Estaples ont voulu redonner la dignité à l’homme, alors que la religion romaine dominait sans partage.
Ils ont remis l’être humain au cœur du projet de société, bâties selon Dieu.
On ne peut qu’approuver les dirigeants politiques cherchant à offrir un idéal de confort humain qui serait le fruit d’une marche avec Dieu et les uns avec les autres. Cet humanisme là, est une bénédiction.
Une vision universelle qui permette à chaque habitant de la planète d’avoir la même part de dignité, de droit et de devoir que les autres. Voilà une belle définition de l’humanisme, s’il est vécu sans opposition à la foi.

Alors que les occidentaux du 20ème siècle ont « bouffé du curé » par la déchristianisation, les générations plus récentes ne sont pas animées de telles motivations destructrices. Elles n’ont pas de revanche à prendre et veulent découvrir comment le monde peut vivre au mieux.

Dieu est le premier défenseur de l’humain
Dieu aime le couple humain et l’a créé comme chef d’œuvre de la création. Dieu a donné une dignité et une capacité extraordinaire aux humains car il les aime. Dieu aime tellement les humains, que David dit dans les psaumes : « tu l’as fait de peu inférieur à Dieu ».

Dieu valorise l’être humain à tel point qu’il est devenu humain.
Dieu s’est fait humain en Jésus Christ, comme nous le célébrons chaque année au moment de Noël.
Dieu valorise tant l’humain, qu’il n’y a qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : Jésus-christ homme. Un homme est entré dans le ciel et représente la race humaine devant les créatures célestes et devant le Dieu tout Puissant.
Le coeur de l’humanisme selon Dieu repose sur le fait qu’un homme est dans le ciel pour représenter les intérêts de la race humaine.
“Il y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ homme”. 1 Tim.2.5

Que voulons-nous pour l’humanité et les nations de la francophonie plus particulièrement ?
En ce qui me concerne, je cherche le meilleur pour l’humanité. Et je sais que le meilleur ne vient pas de l’humain. Tout don parfait vient d’en Haut, du Père des lumières.
Je ne cherche pas à nous déresponsabiliser en comptant sur une espèce d’au-delà dans un fatalisme passif. Je cherche seulement à souligner que si nous assumons toutes nos responsabilités en prenant appui sur Dieu, les humains de nos cités seront plus heureux.
Parce que je crois qu’aucun humain ne peut combler ses semblables de la façon dont Dieu veut et peut le faire, je prie et je travaille pour une francophonie qui retrouvera ses racines de foi.
Alors mon rêve est un réveil de la foi, une réforme des pensées et une révolution des habitudes et modes de vie… tout cela à la gloire de Dieu et pour le bonheur des humains. Suis-je humaniste? je l’espère aussi!

Organiser une humanité avec Dieu, à la gloire de Dieu, fera le bonheur de l’humanité. Telle est ma raison de vivre et d’agir avec vous dans la francophonie.
Philippe Joret


Rêve : réveil ou révolution ? (3ème partie)

20 07 2007 par philippe

L’avenir de la francophonie est-il conditionné par les pensées des philosophes, politiciens et visionnaires de ces périodes ? Quel rêve pouvons-nous porter pour nos nations francophones ?
Si nous n’avons pas de rêve selon Dieu (réveils), verrons-nous encore des rêves sans Dieu (révolutions) ?

La république laïque, un idéal religieux

Après la révolution de 1848, la République triomphe. Elle devient un idéal quasi-religieux.
Auguste Comte croyait pouvoir forger une religion de l’humanité, véritable substitut de toute religion révélée. Ces républicains croyaient à la perfectibilité de l’homme, par l’école et la morale républicaine.
250px-julesferry.jpg Jules Ferry
On a voulu rassembler la population autour de la République. Comme le cultuel seul a cette capacité de mobiliser et de transcender une nation, on organise les grands rites religieux de la République. Ce n’est qu’en 1880, que le 14 Juillet est décrété comme fête nationale (pour faire oublier les horreurs de 1848 ?). Les effigies de Marianne prolifèrent.

Le 14 juillet 1880, on érige une multitude d’autels, dominés par le buste de Marianne, devant lesquels la population se recueille. Trois ans plus tard, « on veut créer une liturgie civique » pour reprendre l’expression d’usage. Alors, sur la place du Château d’Eau, devenue Place de la République, les lampions remplacent les cierges pour une cérémonie populaire. La « statuomanie » de la IIIe République est envahissante. Sur les 237 monuments glorifiant un personnage, 65% ont été édifiés entre 1880 et 1914. On assiste à une « panthéonisation » des grands hommes. Ainsi on reprend le culte des “héros révolutionnaires tombés pour l’exemple” que l’assassinat de Le Peletier et Marat avaient introduit.
 
« Organiser l’humanité sans Dieu » telle est la déclaration de mission des apôtres de la république laïque, Ferry, combes et Gambetta. Ceux-ci veulent séculariser, c’est à dire remplacer Dieu par autre chose, qui aurait trait à l’humain et à une dimension rationnelle. Leur revue portait le nom révélateur de « La foi laïque. »
L’instituteur est l’officiant du culte de la république et de la patrie. Formé dans les écoles normales et vêtu d’un uniforme encore plus strict que l’uniforme militaire, il semble toujours prêt à crier : « Vive la république ! »

Le XXe siècle a donné une grande impulsion à l’humanisme, d’abord par une laïcité agressive.
En France, la séparation de l’Église et de l’État est intervenue dans un contexte précis en 1905. La France était sous l’égide de la religion catholique romaine depuis des siècles. Cet absolutisme devait être corrigé et les réformés ont appuyé la notion de laïcité. Nous l’avons retrouvé avec la révolution tranquille au Québec dans les années 60.
Mais si la première forme d’intolérance dérive d’une perversion de la religion, la deuxième forme d’intolérance est une caricature de la laïcité. Il s’agit ici du laïcisme militant ou selon la terminologie de jurisprudence américaine de « l’humanisme laïque ».
Nos pays ont tellement été divisés sur la question religieuse, qu’aujourd’hui encore, certains vivent leur humanisme dans un esprit anticlérical et antireligieux. N’est-ce pas l’un des ex-ministres français qui, revenant d’une grave maladie, a déclaré : « Je suis miraculé, mais c’est un miracle de la République. » Même s’il était ministre des cultes, il ne fallait pas laisser croire qu’il puisse s’agir d’autre chose que d’un miracle de la République. Il s’agit d’une revanche sur le monde des curés et des religieux. Mais cette notion là est dépassée aujourd’hui…

Il y a la place pour un autre humanisme. Il s’agit de la place de choix que Dieu a donné à l’être humain.

francement-2.jpg Extrait de Francement, un livre à télécharger sur la boutique.
(à suivre…)


Rêve : réveil ou révolution ? (2ème partie)

17 07 2007 par philippe


L’avenir de la francophonie est-il conditionné par les pensées des philosophes, politiciens et visionnaires de ces périodes ? Quel rêve pouvons-nous porter pour nos nations francophones ?
Si nous n’avons pas de rêve selon Dieu (réveils), verrons-nous encore des rêves sans Dieu (révolutions) ?

Une nouvelle religion : l’humanisme (2ème partie)

louis_michel_le_peletier_de_saint-fargeau_1760-1793_french_politician.jpg A la révolution, on s’est mis à parler de la vertu et non de la sanctification par la foi et la relation avec Dieu. Mais on a cru que la vertu était une possibilité pour l’homme. La franc-maçonnerie s’est aussi nourrie de cet idéal d’une religion sans Dieu, d’une fraternité sans Dieu. Cet idéal vise d’abord à changer l’homme. « Considérant à quel point l’espèce humaine est dégradée par le vice de notre ancien système social, je me suis convaincu de la nécessité d’opérer une entière régénération et …un nouveau peuple. »
Citation de Le Peletier pour son Plan de l’Éducation nationale. (Ce dernier inspirera plus tard Jules Ferry).

Le plan pour une nouvelle sorte d’humanité : La révolution de 1789 est vue comme l’Exode. Les révolutionnaires iront vers un pays promis : celui de l’homme comblé par le pouvoir et le savoir de l’homme. Les vertus sont écrites et célébrées, la déclaration des droits de l’homme va remplacer celle des dix commandements.
Le jour chômé appelé décadi est destiné à célébrer les nouvelles valeurs morales : genre humain, république, vérité, frugalité, enfance, vieillesse, malheur et bonheur, etc.
Une mythologie républicaine a été imaginée par Lakanal. Une religion est née, un peuple nouveau est né. L’homme est son dieu. L’humanisme croit que l’homme peut régénérer et créer un peuple nouveau.
La France a été pétrie de ces notions et de cet idéal humaniste. Elle a ensuite diffusé cette vision du monde par son influence dans les nations.

Fouché va déclencher ce qui a été appelée « l’onde déchristianisatrice ». Il fait d’abord interdire les cultes publics, puis fait détruire les signes religieux, fait « abdiquer les prêtres » et célébrer Brutus dans les Églises. Au cri de « Frappez les curés et leurs idoles », une vague d’anticléricalisme violent déferle. Le 20 brumaire an II, la Commune de Paris fait célébrer une fête de la liberté à Notre-Dame et transforme la cathédrale en temple de la Raison.

Et pourtant, Robespierre veut plus que jamais maintenir la dictature de la vertu. Il organise en grande pompe la fête en l’honneur de l’Être suprême… Il dénonce même ceux qui veulent imposer « un fanatisme nouveau». Il essaie de défendre la liberté des cultes. La déchristianisation a mis en péril l’unité du peuple français. On se souviendra du besoin religieux…
Car les fruits d’un pouvoir de l’homme par l’homme et pour l’homme sont souvent la terreur, la dictature et la corruption. L’histoire confirme ce que l’Ecriture nous enseigne.

Jé.17.5 : maudit soit l’homme qui compte sur les hommes et qui fait des moyens humains la source de sa force mais qui détourne son cœur du Seigneur. Il est comme un buisson dans le désert, et il ne verra pas arriver le bonheur.

francement-2.jpg Extrait de “Francement, un jour nouveau sur le pays”  livre à télécharger sur la boutique
(A suivre…)


Rêve : réveil ou révolution ?

14 07 2007 par philippe

prise.jpg On dit de la Révolution française qu’elle représente le socle de notre histoire contemporaine et qu’elle a influencé toutes les nations, en particulier les nations francophones.
L’avenir de la francophonie est-il conditionné par les pensées des philosophes, politiciens et visionnaires de ces périodes ? Quel rêve pouvons-nous porter pour nos nations francophones ?
Si nous n’avons pas de rêve selon Dieu (réveils), verrons-nous encore des rêves sans Dieu (révolutions) ?

La prise de la bastille : libération ou déception ? (1ère partie)

Le climat spirituel dans cette période : L’historien Pierre Miquel écrit à propos du climat spirituel du siècle “des lumières”. « Des évêques, et surtout beaucoup de prêtres, s’inscrivaient dans les loges maçonniques, où l’on adorait le “dieu horloger” de Voltaire.
“Il serait convenable que l’archevêque de Paris crût en Dieu”, lançait un jour Louis XVI excédé. La piété profonde des masses tournait à la superstition, aux pratiques magiques. Les illuminés faisaient fureur dans la haute société. Les mages, guérisseurs et aventuriers de tout poil faisaient fortune. Il y avait à Paris une curieuse résurgence des cultes orientaux. La crise de foi rendait insupportables les privilèges de l’Église. »
Dans ce contexte de désert spirituel, la révolution semblait la réponse d’un peuple désespéré qui ne voulait pas en rester là. Les intentions étaient louables et compréhensibles. La réalisation s’est trouvée être un cauchemar. Mais quand les humains rêvent d’un changement, le rêve peut devenir révolution ou réveil.
En Angleterre, Wesley a été utilisé par Dieu pour conduire les changements nécessaires pour un peuple en souffrance au travers d’un réveil. En France, ce fut la révolution.

Au matin du 14 juillet,
des artisans et commerçants se rendent à l’hôtel des Invalides en quête d’armes. Ils emportent 28.000 fusils et 20 bouches à feu. Mais il manque encore de la poudre…
Des émeutiers rugissent alors : «A la Bastille !» où la rumeur prétend que de la poudre y aurait été entreposée. La garnison se compose de 82 vétérans, dits invalides, et d’un détachement de 32 gardes suisses. Face à elle, les émeutiers ne font pas le poids. Ils sont un millier seulement, sans commandement et sans armes lourdes. La foule veut prendre cette forteresse lugubre, symbole, à ses yeux, des tyrannies.
Il est 4 heures du soir. De Launay ordonne soudain le feu à outrance puis tente de faire sauter les magasins de poudre. Mais ses invalides lui imposent de brandir un mouchoir pour parlementer. Le feu cesse. Les ponts-levis sont abaissés et la foule se rue dans la forteresse.
Les gardes suisses ont retourné leurs uniformes. Ils sont pris pour des prisonniers et épargnés. Mais la foule lynche les malheureux invalides

Une libération décevante : On libère les détenus. Mais une certaine déception prend place, car il ne s’agit que de sept personnages de minable envergure (escrocs, faussaires, délinquant sexuel,…).
Les émeutiers sont surpris de découvrir des chambres spacieuses et d’un grand confort, à l’opposé des cellules de torture que décrivaient complaisamment dans leurs brochures les intellectuels poudrés qui avaient eu, comme Voltaire ou le marquis de Sade, l’occasion de séjourner à la Bastille.

Un rituel macabre prend place : Le marquis de Launay est traîné dans les rues de la capitale avant d’être décapité par un boucher. Sa tête est fichée sur une pique et promenée en triomphe à travers le faubourg ainsi que les têtes des autres défenseurs de la Bastille. Ce rituel macabre, inédit dans l’Histoire du pays, illustre le basculement de la Révolution dans la violence.
Le rêve de libération prend des allures de cauchemar dans les jours qui suivent.

(A suivre…)
Sources : Francement un jour nouveau sur le pays (livre à télécharger à partir de la boutique)francement-2.jpg
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