Ce que les dirigeants politiques seraient en droit d’attendre des citoyens chrétiens. (1ère partie : une manifestation de respect)
6 05 2007 par philippe
Le candidat de votre choix a été élu ? Félicitations. Mais cela vous engage à ne pas rester spectateur, dans un rôle d’admirateur qui pourrait rapidement devenir un critique facile.
Le candidat que vous souteniez n’est pas élu ? Je peux comprendre votre déception. Mais cela ne vous soustrait pas aux devoirs citoyens que nous enseignent les Ecritures.
Notre rôle citoyen ne consiste pas à attendre les élections présidentielles, comme les sportifs de salon attendent la coupe du monde de football. N’importe quel café de notre nation nous offre le spectacle de gens qui sauraient faire mieux que nos ministres et nos présidents… « …Tous pourris, ils sont là que pour le pognon ». « Ils n’ont qu’à augmenter ça et diminuer ça… » « Et leurs promesses alors ?! ». Il est inutile de maugréer en buvant notre café ou de se moquer en regardant « les guignols ». Le cynisme est l’arme des impuissants aigris. La passivité amère ou la résignation n’ont jamais fait avancer les choses. En tant que citoyens, et en tant que citoyens chrétiens, nous sommes invités à dépasser ces mauvaises attitudes et à nous impliquer dans la recherche du bien pour la société dans laquelle nous sommes.
Nous allons souligner cinq choses que l’Ecriture nous invite à faire :
- Développer un respect et une culture de l’honneur pour les dirigeants,
- Prier en faveur des personnes influentes,
- Voter (en connaissance de cause), car de nouvelles échéances arrivent.
- Poser des actes citoyens
- Exercer une influence avec l’Eglise, comme une conscience prophétique de la nation.
Manifester du respect
La Bible nous montre l’importance de soutenir les dirigeants de la nation. Ecc.5.9 Un avantage pour le pays à tous égards, c’est un roi honoré du pays. Entendez-vous beaucoup de paroles de reconnaissance pour nos dirigeants ? Dîtes-vous de temps en temps : « je trouve que ce que ce ministre a fait est bon. Je n’aurai pas pu le faire. Bravo » ?L’atmosphère générale est plutôt faite de critiques, de caricatures, de propos hautains et faciles, de reproches, polluant l’image de leur fonction ou de leur personne. Quand les croyants entrent dans ce processus, au lieu d’apporter un soutien en portant le regard de Dieu sur les autorités, ils participent à une œuvre de rébellion. Pourtant les chrétiens plus que tous, devraient savoir que la perfection n’est pas chez les humains… puisqu’ils ont reconnu qu’elle n’est pas en eux.
Cela ne signifie pas qu’il faille tout approuver dans la résignation ; mais nous renonçons aux moyens corrompus que sont la rébellion, la calomnie, la haine et le mépris, pour prendre les armes de lumière : l’honneur de la fonction, le droit au pardon, la prière de la foi, le vote, des propositions de projets ou de réforme, ainsi que des actes exemplaires.Vous n’êtes pas obligés d’approuver tout ce que fait et dit une personne pour pouvoir lui exprimer un soutien positif. Pourquoi manifester seulement son mécontentement et non sa satisfaction ou son approbation ?
« Nous devons tous à nos dirigeants un sentiment de respect, quelles que soient leurs personnalités. Je le répète afin que nous apprenions à ne pas ergoter sur la personnalité de ceux auxquels nous avons à obéir… » (Calvin, Livre 4 chap. 29).
Quand les autorités prennent de bonnes décisions, elles ont aussi droit à des encouragements et à une expression de reconnaissance. Avez-vous déjà écrit au maire de votre ville, au député de votre circonscription, au ministre ou à toute personne exerçant une responsabilité pour exprimer votre approbation sur un acte posé ou une décision prise ?
Puis-je vous inviter à revoir votre attitude envers les dirigeants de votre ville ou de votre nation, devant Dieu ?
Extrait de « présidentielles, sur quels critères choisir ». A suivre…
