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L’enjeu de la francophonie

27 02 2007 par philippe

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Qu’est ce que la francophonie ?

Nous devons la notion de francophonie au géographe Onésime Reclus, fils du pasteur évangélique d’Orthez. Il la définit comme « l’ensemble des pays et des territoires où l’on parle le français. » Il la voit comme « une solidarité humaine à travers le partage culturel. »

La langue française.

« La langue française : un merveilleux outil trouvé dans les décombres du colonialisme », selon le président Senghor du Sénégal.
Au-delà du « parler-français », il y a le « penser-français ». « C’est un mode de pensée et d’action : une certaine manière de poser le problème et d’en chercher des solutions… » Car une langue est vecteur de principes mentaux ; elle forme une mentalité et une façon d’aborder les choses.
Si la langue grecque a contribué à l’unité du champ missionnaire des premiers siècles, au Moyen Age c’est le latin qui est porteur du message chrétien dans le monde romain. Il va se transformer en différentes langues dont le français.
Le français acquiert une universalité par l’essor de la France, même en Angleterre, en Allemagne et en Italie.
C’est une langue d’ouverture et de rayonnement à vocation internationale. L’héritage de plus de deux cents millions de personnes sur les cinq continents.
« La langue française abolit les distances créées par l’Histoire et la géographie en rapprochant les cœurs », dit le président Lamine Guye (Sénégal) en 1977.
Par l’essor culturel du français en Europe, par les découvertes territoriales en Amérique ou en Inde, tout comme pour la réalité historique du colonialisme, la langue française a acquis un statut exceptionnel de communication.

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Une 3ème voie

26 02 2007 par philippe

Une évolution vers les extrêmes :

Converti en 1977, j’ai eu le bonheur de grandir au milieu du renouveau charismatique et dans des mouvements de pentecôte. J’ai connu les vagues diverses qui ont animé ou ranimé les flammes dans ces mouvements. J’ai aussi fait le constat suivant : il y a eu une évolution vers les extrêmes. On s’est figé sur une forme ou des positions doctrinales ou éthiques dans ce mouvement charismatique ou pentecôtiste… et tout a vieilli… on discute encore sur des choses secondaires avec un esprit de chevalier défenseur de la vérité sur des questions qui n’intéressent plus personne. Ce petit monde de Don Charismatico s’est aliéné… Leurs positions sont défensives et méticuleusement écrites dans leurs consciences bloquées.
On peut appeler ça le renouvieux ou la Pentecôte sans côte…
D’un autre côté, dans un souci de rester vivants et dans les vagues de l’Esprit, on s’est laissé inspirer par des hommes et femmes du mouvement prophétique, au sens large. Le combat spirituel, la prophétie, les visitations angéliques, les manifestations visibles de l’onction sont devenus les axes de notre recherche. Mais bien souvent, on a davantage une impression de virtuel…
On a ajouté à cela les messages de réconciliation inter-ethnique ou inter générationnel développés à outrance (on s’est repenti des dizaines de fois pour l’esclavage, le colonialisme, l’antisémitisme, la persécution des huguenots, la guerre de cent ans, la rancœur contre les allemands, et plus récemment l’abandon du Canada etc.).
La louange prophétique a commencé à retentir comme de plus en plus instrumentale (les instruments prophétisent dit-on, mais Paul dit que s’ils rendent des sons incompris, nul ne se préparera et ne sera édifié) ; les danses ont commencé à prendre des allures de danses tribales, soutenues par des percussions faisant penser aux rythmes du vaudou ou des indiens. Alors que je peux comprendre que le Saint-Esprit puisse utiliser ces rythmes ou ces mélodies dans les peuples ayant ces références culturelles, il est notoire que pour l’occidental moyen, elles ne veulent rien dire et inspire plutôt un mystère intriguant. Il en est de même pour nos nombreuses danses du folklore d’Israël… Dire cela n’est pas faire preuve d’antisémitisme, mais ce n’est pas parce qu’Israël est le peuple élu (et je n’ai aucune question là -dessus !), qu’il faudrait imiter leur culture. Ainsi Paul reprochait il à Pierre de vouloir forcer les chrétiens des nations à judaïser… Ces références culturelles hors contexte desservent la cause de l’Evangile… l’Eglise doit être adaptée culturellement au contexte dans lequel elle veut faire passer le message de Christ.

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